Manta Point – Rabbit’s NewTown

(Texte et Photos Patrice)

Nous étions peu ce dernier dimanche d’avril à plonger sur ce spot bien connu des amateurs. Eaux bleue-lagon frôlant les 30°C, mise à l’eau facile depuis le bord, éclatant de blancheur.

Le lieu est difficile d’accès, mais vaut le déplacement. Célèbre par ses deux trous bleus, il offre aussi un sec à 5 mètres de profondeur où les débutants pourront s’exercer en toute sécurité.

Certains profitent des trous bleus pour s’entraîner.

p1

Vue d’un des trous bleus.  Vous pouvez noter le côté minéral du tombant

p2

Bien que les parois verticales des tombants semblent de peu d’intérêt, un peu d’exploration révèle des richesses insoupçonnées. Vous pourrez ainsi tomber sur une manta à une station de nettoyage, pas loin de la surface, d’où le nom du site.

C’est ce qui m’est arrivé ce dernier dimanche d’avril, alors que je ne m’y attendais pas. J’étais tellement surpris que j’en ai d’ailleurs oublié de prendre des photos. Mais le plaisir de la plongée passe aussi par une vision « directe », et non au travers de son écran en permanence. Bref, aucune preuve de mes dire, sauf le témoignage oral de certains participants qui la virent aussi.

En faisant plus attention, on peut aussi apercevoir d’étranges traces d’art pariétal et d’artefacts que les archéologues modernes ne parviennent ni à dater, ni à comprendre. Ils semblent postérieurs à ceux de la grotte Cosquer, mais ils montreraient néanmoins que des hommes ont vécu là avant que le niveau de l’eau ne submerge leur campement.

p3 p4

Il semblerait que d’autres vestiges existent, que je vous invite à rechercher lors de votre prochaine visite ici.

Ce spot est aussi exceptionnel en ce qu’il est le lieu de reproduction d’une espèce de plante flottante et à la radicelle plongeant assez profondément dans l’eau : le Paracelsus rubeolens simplex.

p5

Vue de dessous d’un Paracelsus rubeolens simplex. Vous pouvez noter la radicelle qui s’enfonce dans l’eau.

p6

Trois autres exemplaires de la même espèce qui vous permet aussi d’avoir une vue un peu plus générale du spot et de la clarté de l’eau.

p7Si on en juge par cette photo, l’espèce ne semble pas urticante.

(Texte et Photos Patrice)

Cette nouvelle espèce de « paracelsus » semble néanmoins assez invasive et une forme d’eutrophysation
des eaux due au nombre croissant de plongeurs, fait que parfois on risque de rester les palmes prisonnières des radicelles, d’où le danger…   (N.D.L.R.)

 

 

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.